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L'équipage |
OCTOBRE 2004
Le projet fait surface.
Né d’une envie, celle de partir découvrir le monde ! Un
peu ambitieux, mais certainement réalisable ! Né aussi d’un
ras le bol. De la ville d’une part, trop grande, trop peuplée,
trop bruyante et polluée. Du climat d’autre part : pas assez
de soleil et des hivers trop longs.
Mais surtout l’envie irrésistible de partir découvrir
les îles de la Méditerranée et du reste du monde, de côtoyer
la mer, le vent, les pins et les palmiers. Tout cela sous le soleil. Le cocktail
rêvé pour nous. Et puis rencontrer des gens, des paysages, mais
sans s’attarder. Goûter, savourer …et continuer !
Vivre à deux sur un voilier, c’était
ce qui semblait se rapprocher le plus de nos envies. A partir de là,
l’excitation empêche de dormir et une grande question se pose
: comment réaliser le projet ? Trouver le bon bateau, trouver l’argent,
mettre au courant la famille, répondre aux questions, gérer
les réactions…
Mais semaines après semaines, le projet prend forme.
DECEMBRE 2004
Après quelques visites de bateaux sur la côte
Atlantique : La Rochelle, Hendaye… mais sans succès, nous décidons
de nous rendre sur l’île de Porquerolles dans le Var pour visiter
un Sun Odyssée 43 (Janneau). A lire l’annonce, le voilier a tout
pour lui. On estime que ça vaut la peine d'y aller. Nous prenons donc
la voiture direction le Sud. Nous passons la nuit dans un charmant petit hôtel
à l'Almanarre, le Port Hélène. Et c'est tout excité
que nous quittons le lendemain matin en ferry la Tour Fondue (presqu'île
de Giens) direction le port de Porquerolles, en compagnie du concessionaire
Janneau. Ce sera le coup de foudre pour le bateau …et pour l’île,
que Marjorie connaissait déjà pour y être allée
avec son Papa 10 ans plus tôt.
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MILLES PARCOURUS |
Mise à jour terminée |


DECEMBRE 2004
Voilà il nous a fait craquer ! Ce n’est ni le plus neuf ni le plus beau mais il a tellement de charme ! Et puis côté équipement, il a tout ce qu’il faut. Mais surtout, on s’est tout de suite senti à l’aise sur ce bateau. Ca ne s’explique pas, c’est une question de feeling. Reste à lui trouver un nom et à l’aménager !
JANVIER 2005
Ca y est, c’est acheté.Il s’appellera
Mar Jo. (en Celte celà signifie: "jeune fille qui aime la mer!"
et puis il y a un "M" pour Mélanie et un "J" pour
Julia.
Il ne nous reste plus qu’à faire des allers-retours à
Porquerolles pour l’équiper à notre guise. Nous comptons
nous y installer définitivement en juillet ou en août. Le temps
de prendre la retraite, de vider la maison, de faire nos stages de voile,
de passer les permis hauturier et "radio" et de régler tous
les détails administratifs.
C’est dans six mois, ça paraît loin, mais ça risque
de passer vite.
MARS 2005
Nous amenons le bateau au chantier de Hyères pour le sortir de l’eau et faire l’anti-fouling. Nous en profitons pour faire le gros nettoyage à bord et Georges (l’ancien propriétaire du voilier) est venu pendant quelques jours pour nous donner des conseils et un coup de main. Sacré Georges !!!!
JUILLET 2005
Après plusieurs allers-retours en voiture et remorque Fouras-Porquerolles, Porquerolles--Strasbourg, Strasbourg-Fouras..., tout est à bord. C’est incroyable la quantité de choses que l’on peut ranger dans un voilier ! Comment tout cela a-t-il pu y rentrer...? Remarque : le bateau est nettement alourdi.
Le 2 juillet, nous avons réuni la famille et les
amis à Schiltigheim pour une soirée d'"au revoir".
Même Domitille, Anné-Bé (avec Samuel dans son ventre)
et Eric sont venus. C'est extraordinaire d'avoir tout ce monde avec nous.
Mais c'est le coeur gros que nous disons "au revoir". En tous cas
la soirée était extraordinaire et Julia et Mélanie ont
vraiment assuré pour l'organisation.




Le lendemain, nous quittons Schiltigheim avec Patrick à bord de son grandiose camping-car (!) direction le Var. Nous avons une nuit de route et assez de fromage, Munster compris, pour survivre 3 mois (restes de la petite fête oblige).
Une fois sur l'île, nous motivons Patrick pour une petite balade à vélo sur Porquerolles. Pédaler, c'est dur. La sieste sur la plage, c'est mieux ! 6 mois plus tard, Patrick porte encore les séquelles de ses coups de soleil ! Mais la véritable catastrophe, c'est l'odeur lorsqu'il retrouve son camping-car deux jours plus tard. Les fromages ont été oubliés et ont bien mariné ! Pauvre Patrick...
Quant à nous, nous sommes enfin à bord du Mar Jo. Une nouvelle vie commence !

UN ETE MAGIQUE
L’été ! La période des vacances !
Tout le monde est invité à venir passer quelques jours à bord avec nous : Annick, Bernard, et Jean-Christophe, Canel, Sandrine et Loïc, Julia et Alex, Martine et Fabien, Joël, Carole, Jérémy, Aurélien, Clémentine et Anaïs. C’est une joie de recevoir tout ce monde à bord. Nous leur faisons découvrir le bateau, « notre » île et ses environs.
Au programme : navigation, baignade, bronzing, ...baignade ...ah, bronzing aussi ! Et surtout apéros à gogo et BBQ à la belle étoile. "Dur dur" les vacances !
Vous pouvez retrouver le récit de nos aventures ensemble
en cliquant sur le lien : « vivre
à bord ».

Avec la fin des vacances, les voiliers quittent peu à peu leur mouillage. Pour nous c’est le meilleur moment qui commence : nous avons les baies de l'île pour nous tout seuls ou presque ! Le paradis !!
Porquerolles ressemble à un croissant. Côté large, au sud, ce sont les falaises. Côté nord, on trouve le port, les mouillages, le village, les plages.
Il y a des dizaines de kilomètres de sentiers sur l'île, qui parcourent les côtes, les forêts, les vignobles, les oliveraies. Tous les jours nous explorons une autre partie de l'île et tous les jours nous tombons un peu plus amoureux de ce splendide bout de terre.
Nous avons choisi l’anse Notre Dame comme « résidence principale ». De temps en temps, si le vent nous y oblige, nous partons mouiller à la Plage d'Argent ou à la Badine (Presqu'île de Giens).
Nous sommes à environ 4 km du village et nous allons de temps en temps y faire nos courses. Départ en annexe, puis vélo ou marche à pied. Nous nous sentons chez nous. Au village, nous ne manquons pas de faire un petit coucou à nos commerçant préférés : Yacht Service et Pizza Jean entre autres. Leur tempérament méditerranéen nous plaît beaucoup. Ils sont toujours de bonne humeur !
La nuit le sémaphore de l’île veille sur nous. Nous n’entendons plus que les grillons et les chouettes sur la côte toute proche.
Le temps passe tranquillement et agréablement. Pour économiser l'électricité, nous nous couchons avec le soleil et nous nous levons avec lui. Pour économiser l'eau, nous rinçons la vaisselle dans la mer à l’arrière du Mar Jo. Les poissons sont toujours au RDV : ils viennent directement manger dans les casseroles ! Quant aux goélands, ils ne sont jamais assez rapides. Pourtant ils rappliquent à l'heure de l'apéro et attendent patiemment la fin du repas pour en avoir les restes.
Mi-septembre, nous sommes rejoints pour quelques jours par Patrick et Béa qui sans prévenir nous ont abordés un matin avec un frêle esquif loué au port… Mon surprenant Ami !



C'est la quatrième fois que nous nous rendons sur
l’île.
En été, elle était envahie par les touristes ! Cette
fois, ils sont moins nombreux et nous ne croisons que très peu de randonneurs
sur les petits sentiers qui la sillonnent.
Classée Parc National, l'île de Port-Cros a conservé sa nature sauvage. Mais la réglementation du Parc est assez contraignante pour les plaisanciers et tout particulièrement pour le mouillage.





Après la visite de Patrick et Béa nous décidons de partir passer quelques jours à Port-Cros. L'île est située à 5 milles à l'Est de Porquerolles. Elle est longue de 4,5 km et son sommet atteint 196 m. Son relief est accidenté et ses côtes sont très escarpées. L’île est recouverte de forêts de pins et d’eucalyptus. Ca sent bon le maquis. C’est une vraie Corse miniature ! Presque aussi paradisiaque que Porquerolles...
Nous choisissons de mouiller dans l'anse de Port-Man, qui s'enfonce profondément à la pointe Nord-Est de l'île. Elle est bien abritée du mistral par les hauteurs de l'île.
De vieux forts dominent les monts les plus élevés de l'île et nous rappellent que Port-Cros était très convoitée autrefois. On peut en visiter certains. Un superbe musée a été aménagé dans le fort de l'Eminence, qui domine l'anse de Port-Cros. Dans cette anse se trouve un petit port (deux pontons), des petits commerces et des restaurants.










Le temps est venu de partir en Corse ! Tout est prêt pour le "grand voyage". Nous avons le bateau bien en main et nous avons fait suffisamment de ronds dans l’eau pour tenter "la" traversée.
Nous questionnons beaucoup les autres plaisanciers. Pour nous qui n'avons jamais navigué de nuit ou perdu la terre de vue, ça semble très impressionnant et nous sommes plutôt excités ! Mais selon nos voisins de port, la traversée est une simple formalité. Sommes-nous réellement rassurés...?


Le jour du départ a sonné ! Nous longeons d'abord la côte jusqu’à Port-Grimaud où nous prenons l'apéro chez Claudine et Jacques, un couple très sympathique que nous avons rencontré à Porquerolles quelques jours plus tôt et à qui nous achetons bon nombre de cartes marines.
Le lendemain, départ pour Calvi ! Nous ne savons pas combien de temps nous resterons en Corse. Un hiver, une année ?
Nous mettons le cap au Sud-Est et après quelques heures la côte disparaît derrière nous. La magie s'installe. Le soleil descend sur la ligne d'horizon et le ciel prend les couleurs du coucher. Notre premier coucher de soleil en pleine mer est splendide ! Le temps est très calme. Les odeurs du maquis arrivent jusqu'à nous ! Pourtant, nous sommes encore à 3 heures de Calvi. Vers 4h00 nous commençons à distinguer les éclats du phare de la Révélata. Enfin à 5h00, nous nous amarrons à un corps-mort devant le port de Calvi et tombons comme des masses dans notre lit !
6h30 : nous sommes réveillés par des coups sur la coque. Ce sont les employés du port qui viennent nous faire payer la nuit et la journée qui s'annonce !
Maintenant que nous sommes réveillés, nous décidons d'aller visiter la ville. En annexe nous gagnons le port puis nous nous promenons dans les ruelles de Calvi et nous visitons la citadelle qui surplombe la baie. Passage inévitable chez le "Ship" où nous faisons quelques achats pour notre Mar Jo !
La ville est sublime et nous savourons notre bonheur quand le téléphone se met à sonner. Philippe est convoqué pour la signature du contrat de vente de sa maison à La Rochelle. Il doit s'y trouver 4 jours plus tard. Quelle pouasse !! La SNCM est en grève, donc pas de ferrys, ...l’avion coûte une fortune… Une seule solution, re-traverser, dès le lendemain !
Entre continent et Corse
Nous allons mouiller dans une petite crique pour éviter des frais superflus et mettons le réveil à 4h00. Le départ est un peu triste mais l’Ile de Beauté nous offre son plus beau lever de soleil en guise d'"au revoir".
A 23h00, nous arrivons dans l’anse Notre-Dame à Porquerolles. Nous manquons de percuter un petit bateau de pêche qui n'a pas de lumière.
Le lendemain, nous naviguons jusqu'à Marseille où Philippe prendra le train pour La Rochelle. Voyage aller de nuit, signature de jour, voyage retour de nuit. Deux jours plus tard, un bon force 6 nous ramène vers Porquerolles au largue. Nous y rétablissons nos quartiers.



JOYEUX ANNIVERSAIRE !
La météo ne nous a pas permise de retraverser tout de suite pour la Corse et nous avons décidé de passer un autre hiver en France.
Nous sommes déjà en novembre. Le 12, nous fêtons l'anniversaire de Philippe (ouah c’était bien !) dans le port d’Hyères où depuis quelques jours souffle le vent mauvais de l’Est. Voilà donc une excellente raison de faire la fête !
La mer passe par-dessus la jetée et le bateau se
prend des vagues phénoménales ! Nous sommes bien amarrés
mais seul ennui : nous oublions les vélos dehors ! Après plusieurs
jours de bain salé, ils sont HS ! Nous les avons bien retapés
mais ils en gardent encore les séquelles...



Le vent d’Est doit enfin se calmer …pour laisser la place au Mistral ! Nous devons aller à Toulon, 15 milles à l’Ouest. La fenêtre météo est plutôt courte, mais ça devrait suffire. Nous quittons le port de Hyères sous un ciel gris et chargé, avec un bon force 6-7 dans le dos. 3 heures plus tard nous arrivons à Toulon sous un ciel bleu et limpide avec un bon force 6 dans le nez ! C’est ça la Méditerranée !
Nous profitons de notre séjour à Toulon pour
faire l’avitaillement. Le port n’est pas terrible mais il a l’avantage
d’être en plein centre ville. Nous adorons faire le marché
provençal, le matin. Le grand centre commercial Mayol est à
5 minutes. Entre Go Sport, la FNAC et le supermarché, on y passe facilement
un après-midi et on n’en revient jamais les mains vides !
Nous sommes mi-novembre mais le temps est superbe : le 18 nous faisons l’«ascension » du Mont Faron qui culmine au-dessus de Toulon à 600m.
Nous prenons les petits sentiers et réalisons une boucle d’une vingtaine de kilomètres. Nous faisons un agréable pique-nique sur les hauteurs : il fait 22° à l’ombre ! Alors que nous lézardons, nous avons une pensée émue pour nos proches qui ont le chauffage au bureau…

Depuis le sommet la vue sur la rade de Toulon est magnifique. On distingue bien les batiments militaires. Le petit Mar Jo est plus difficile à repérer dans le port de plaisance !
Nous faisons un détour par le zoo du Faron où vivent principalement des félins.




Et puis nous ne pouvions pas passer par Toulon sans passer une soirée avec Papa Joël, Carole, Clémentine, Anaïs et Aurélien.
Le matin au marché nous achetons des mangues bien mûres pour le dessert. Papa nous a préparé des gambas à la Provençale, une de ses spécialités.



PORT-GRIMAUD et L'ARRIERE-PAYS DE SAINT-TROPEZ
On est en décembre mais les journées sont sublimes. Nous décidons d’aller passer quelques jours à Port-Grimaud pour visiter l’arrière pays de Saint-Tropez et voir nos amis Jacques et Claudine.
Nous arrivons à Port-Grimaud après une bonne journée de navigation. On nous amène jusqu’à notre emplacement, au cœur de la petite ville. Nous parcourons lentement les canaux : c’est sensationnel !


Le premier soir Claudine et Jacques nous invitent chez leur ami suisse Ferdi. Nous passons une excellente soirée en leur compagnie. Plusieurs de leurs amis sont là. Au menu, raclette du Valais : nous nous régalons !
Le lendemain, nous partons à vélo direction RAMATUELLE et GASSIN. En chemin nous trouvons une magnifique lépiote. Le soir, nous invitons Claudine, Jacques et Ferdi à dîner.
Nous passons une nouvelle journée à découvrir
l’arrière-pays. Nous visitons cette fois GRIMAUD.
Le soir, nous repartons chez Ferdi manger une fondue cette fois ! Nous avons
passé une soirée inoubliable !






Après le froid et la neige alsaciens, nous retrouvons notre Mar Jo plus beau que jamais ! Il faut dire que le Var et la maison nous ont beaucoup manqués pendant ces 7 semaines !
Patrick nous a une fois de plus proposé de nous ramener chez nous. Il doit rendre visite à des amis dans le coin ou bien c’est un prétexte pour faire des kilomètres avec sa nouvelle BMW. Fini le camping-car.

En février, Jean-Christophe a la bonne idée de venir passer
quelques jours avec nous. Nous faisons de superbes balades sur l'île
découvrons l’univers des chenilles processionnaires au grand
damne de Titi dont ce n’est pas l’animal favoris !! Mais il faut
le reconnaître, c’est impressionnant : il y en a des milliers.
(Pour en savoir plus, jetez un coup d'oeil à la page Vivre
à bord !)
Jean-Claude et Marie-Noëlle nous rendent visite en mars. Moments agréables au mouillage et super rando qui s'est finie dans la nuit !

